Le temps en primeur


Traduction : Marc Vallée

Notes du traducteur

  1. Le titre anglais « Time Prime » est une inversion du syntagme anglais « Prime Time », qui est utilisé en télévision pour désigner la période du jour située entre 18 et 22 heures, alors que le plus de gens regardent la télévision. « Prime » signifie aussi le plus important, ce qui prime, qui importe. Je crois que le titre « Le temps en primeur » rend bien l’idée contenue dans l’histoire, qui est très axée sur les reportages télévisés; de plus, tout en étant idiomatique, ce titre est assez fidèle au titre de départ, puisque ce qui est en primeur est habituellement assez important.
  2. Il est courant de voir les auteurs de science-fiction inventer des mots qui n’ont pas d’équivalents réels. Il en est ainsi pour « transtemporizer », qui n’est qu’un mot que l’auteur a inventé pour donner un caractère plus sérieux et scientifique à sa machine à voyager dans le temps. Puisque « transtemporizer » n’est pas un néologisme accepté, j’ai pris l’initiative d’inventer un mot correspondant en français. J’ai voulu demeurer le plus fidèle possible au mot original de l’auteur. J’ai donc conservé « trans » et « temporiseur », mais au lieu de les adjoindre, ce que le français a moins tendance à faire que l’anglais, je les ai séparés d’un trait d’union.
  3. Expression dénichée dans Le petit Robert.
  4. L’anglais dit ici « solder joints ». Le seul équivalent que j’aie déniché dans mes recherches (sur Termium, notamment) est « joints à brassure tendre ». Malgré le caractère très technique du texte, j’ai jugé cette expression trop spécialisée, et j’ai remplacé le tout simplement par « soudures », ce qui rend très bien le sens du texte anglais sans être trop lourd.
  5. Le mot anglais « energize » a été un problème qui m’a tracassé tout au long de ma traduction. L’auteur utilise ce mot à toutes les sauces tout au long du texte, et le français n’a pas d’équivalent qui rende le sens du mot tout en gardant sa simplicité. J’ai même regardé une traduction d’une émission de Star Trek (le capitaine Kirk dit « energize » pour commander à son officier de le téléporter sur une planète), mais le capitaine Kirk français disait simplement « energize ». Les équivalents potables que j’ai trouvé étaient : actionner, mettre le contact, amorcer, envoyer le courant, mettre sous tension, alimenter, ou tout simplement, allumer. J’ai donc décidé d’utiliser une combinaison de ces termes, puisqu’aucun ne se prêtait bien à la répétition constante de « energize » que fait l’auteur.
  6. Ici, l’auteur utilise en anglais l’expression « positive t » (le « t » n’est pas une coquille, mais bien une contraction de « time »). Cependant, il m’a avoué avoir inventé l’expression de son propre chef et m’a dit que les physiciens ne l’utilisaient pas vraiment. Puisque le français se prêtait mal à la même contraction, j’ai décidé de mettre seulement « temps », puisque je juge que cela n’enlève rien à l’histoire.
  7. La NSF est la National Science Foundation, un organisme américain qui finance la recherche scientifique aux États-Unis. Il n’y a pas d’équivalent français pour cet organisme; on conserve simplement NSF.
  8. Un « space warp » est une machine qui crée une distorsion de l’espace et qui permet ainsi de transporter un objet ou une personne d’un endroit à un autre instantanément, quelle que soit la distance. Cette acception ne figure cependant dans aucun dictionnaire. J’ai donc pris la liberté d’inventer un équivalent qui rendrait le sens de l’expression anglaise.
  9. Le nom de l’auteur Doc Smith est Edward E. Smith, et celui de « Worldwrecker » Hamilton est Edmund Hamilton. J’ai utilisé l’équivalent « Cataclysme » pour « Worldwrecker » car cela rend bien le sens, mais, puisque cet auteur est moins connu en français, il n’y a pas vraiment d’équivalent pour son surnom.
  10. « FTL » signifie « Faster Than Light ». La série « La guerre des étoiles » a popularisé l’équivalent « hyperespace » qui est utilisé ici.
  11. J’ai décidé de mettre ici la forme nominale, puisque le verbe « roter » comporte un sens péjoratif qui est plus fort que le « burp » anglais. Le mot « rot », cependant, demeure acceptable.
  12. RPC: République Populaire de Chine.
  13. « Tinkertoys » est une marque déposée de jouets de construction populaires aux États-Unis. Cette marque de jouets, hors de production depuis 1999, consistait en des engrenages et des baguettes de bois avec lesquels on pouvait construire des maquettes mobiles.
  14. Les auteurs anglais de science-fiction utilisent abondamment le mot « gate » pour définir toute distorsion de l’espace ou du temps qui ouvre un passage et permet de passer instantanément d’un endroit ou d’un moment à l’autre. J’ai utilisé « porte temporelle » pour éviter que le lecteur ne confonde cette porte avec la porte bien réelle qui permet d’entrer de l’extérieur dans le laboratoire.
  15. Un « tommy-gun » est une mitraillette construite par la firme Thompson. La même appellation est utilisée dans l’armée, mais elle n’est pas répandue à la population générale, d’où ma décision d’utiliser seulement mitraillette, ce qui rend très bien l’image.
  16. L’auteur m’a ici assuré que « continuum » avait la même signification que « manifold ». Puisqu’il n’y avait pas vraiment d’équivalent idiomatique pour manifold qui aurait fonctionné dans le contexte, j’ai décidé d’utiliser « continuum », un mot qui existe tel quel en français et avec lequel les lecteurs de science-fiction sont familiarisés.
  17. L’auteur m’a indiqué ici que, par « paisley », il faisait plus référence aux motifs colorés qui couvrent habituellement les tissus de cachemire (on dit impression cachemire) qu’au tissu même.

Traduction : Marc Vallée
e-mail: marcvallee@moncourrier.com